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Le Vendée Globe 2008/2009
Arrivée des derniers concurrents aux Sables d’Olonne

Fin du match pour Raphaël Dinelli et pari tenu
A bord de son Fondation Ocean Planet construit en 1995, Raphaël Dinelli s’est octroyé la 10ème place sur le plus vieux bateau de cette sixième édition du Vendée Globe. Il a coupé samedi 14 mars, à 15h34, la ligne d’arrivée située au pied du port des Sables d’Olonne. Son temps de parcours est de 125 jours 02 heures 32 minutes et 24 secondes: soit une vitesse moyenne de 8,55 noeuds par rapport au parcours théorique et une vitesse moyenne réelle de 9,37 noeuds pour une distance réelle parcourue de 28 140 milles.
Outre ce résultat, Raphaël a gagné son pari : il est le premier skipper à avoir bouclé un tour du monde sans énergie fossile, l’électricité du bord n’étant fournie que par une éolienne et des panneaux solaires.
Raphaël Dinelli est l’homme d’une course : le Vendée Globe. Depuis que leurs chemins se sont croisés au milieu des années 90, l’arcachonnais d’origine a pris fait et cause pour cette épreuve, s’installant même aux Sables d’Olonne pour être encore plus proche d’elle. En 1996, il entre dans la grande histoire du Vendée Globe en se faisant secourir, en plein océan Indien, par l’anglais Pete Goss alors que son bateau flottait entre deux eaux. Lors de l’édition suivante, Dinelli s’arrête à Cap Town pour réparer ses safrans, mais au lieu de revenir sur ses pas, il continue sa boucle et rejoindra hors course les Sables d’Olonne. Sa persévérance payera lors de sa troisième tentative en 2004/2005 puisqu’il prendra la 12ème place, après 125j 04h 07’ de navigation. Cette année, sur ce même bateau, il gagne deux places au classement général et améliore son temps de parcours d’une heure et trente minutes.
Raphaël, véritable chouchou des Sablais a eu droit un accueil magnifique, par une journée qui l’était tout autant : ciel bleu, soleil et 18 noeuds de nord-ouest. Du monde partout : sur l’eau, le long des jetées, au sein du village. Ce n’était pas le premier mais le dixième qui arrivait, mais c’était tout comme.
Norbert boucle la boucle
Clap de fin sur le Vendée Globe le dimanche 15 mars à 18h 33 avec l’arrivée de Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch). A 46 ans, l’autrichien s’octroie la 11ème et dernière place de cette sixième édition du Vendée Globe qui comptait trente concurrents au départ. Norbert aura mis 126 jours 5 heures 31 minutes et 56 secondes pour boucler son parcours long de 27 707 milles, soit 9,15 noeuds de moyenne sur l’eau. Contraint à l’abandon il y a quatre ans, l’ancien fonctionnaire des transports urbains autrichiens a réussi cette fois à aller au bout de son rêve. Norbert, à la barre du seul bateau construit en aluminium, devient également le « meilleur dernier » de l’histoire de la course.
100% amateur ! Cette estampille, Norbert Sedlacek la partage avec l’américain Rich Wilson (9ème). Deux sur trente, ce n’est pas beaucoup et on retiendra que tous deux ont réussi à revenir à bon port, ce qui représente, tout le monde l’a bien compris, une performance qui suffit à leurs bonheurs. Le public Sablais ne s’y est pas trompé et a accueilli l’autrichien merveilleusement. Soleil, grand bleu et petits airs ont favorisé la sortie dominicale sur la grande bleue, si bien qu’il n’y a jamais eu autant de monde sur l’eau, même pour le roi Desjoyeaux. Cette arrivée de toute beauté restera sans aucun doute à jamais ancrée dans la mémoire de Norbert.
Il y a quatre ans, Karen Leibovici fermait la marche, s’octroyant la 13ème place au classement sur les 20 inscrits au départ. Son temps de course : 126j 08h 02’, soit 2h30 de plus que Norbert Sedlacek! La lecture des classements laisse d’ailleurs apparaître une amélioration régulière des temps de course des derniers, exception faite de l’édition 2000/2001 où l’italien Pascale De Gregorio avait mis 158 jours. Cette édition, la première gagnée par Michel Desjoyeaux, marque également le plus grand écart entre un premier et son dernier : 65 jours contre 42 jours jusqu'à aujourd'hui, le plus petit datant de 1996/97 avec 35 jours entre Christophe Auguin et Catherine Chabaud. Mais le concurrent le plus « lent » de toute l’histoire reste bien sûr Jean-François Coste, avec ses 163 jours de mer lors de la première édition. Il était arrivé 53 jours après Titouan Lamazou.
Bibliographie
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