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Tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata)Tortue imbriquée

Dans les profondeurs des océans Australiens

Les requins baleines « whale sharks »
Bien qu'ils demeurent aux alentours des côtes d’Exmouth de février à octobre, la meilleure période pour observer les requins baleines, ou « whale sharks » pour les anglophones, dans leur habitat naturel se situe entre le mois d'avril et celui de juillet.
Carte de Ningaloo ReefLa côte de Ningaloo, située en Australie occidentale, au nord de Perth a été reconnue site du patrimoine mondiale de l’UNESCO en 2011. Elle est réputée pour sa beauté et sa diversité. Outre le requin baleine, les 260 kilomètres de récifs bordant la côte abritent un riche éventail d'espèces marines avec notamment la fameuse baleine bleue, mais aussi la baleine à bosse et la raie manta. Mais l'inventaire ne s'arrête pas là, trois espèces distinctes de tortues marines sont présentent ainsi que des centaines de poissons tropicaux et des coraux de tout type.
C'est le lieu rêvé pour observer les baleines à bosse entre juin et novembre, et l’éclosion d'espèces rares de tortues marines grâce à des itinéraires guidés éco-interactifs en janvier et février.
Une rencontre magique
« Aller plonger avec les requins baleines de la cote ouest Australienne c’est un peu comme attendre un bus. Dans les profondeurs de l’océan Indien, avec un masque et un tuba, c’est impressionnant de voir apparaître un géant bleu-gris à pois blanc et de pouvoir nager à ses côtés. Au premier abord, on voit seulement apparaître une immense bouche telle une boite aux lettres géante intégrée à une large tête à la dérive jusqu’au moment ou émerge une masse de 6 mètres de long remplissant le champs de vision. Des passagers, rémora, petits poisons pilotes sont déjà à bord, il faut alors essayer de suivre le lent mouvement du poisson ».
C’est impressionnant de voir surgir du grand bleu le requin baleine, ce géant bleu-gris à pois blanc ! Avec un peu de chance tu peux partager quelques instants privilégiés avec le requin baleine et admirer son design à pois et aux rayures caractéristiques !
« La première fois n’est pas facile, car si tu rates le train en marche, tu poursuis indéfiniment une queue qui disparait. Mais si tu arrives à te fixer le long du flanc et réussis à t’y tenir, alors pour une minute ou deux tu peux glisser avec ton nouvel ami pour découvrir de plus près son design à pois et rayures caractéristiques du requin baleine ».
« Notons que c’est le plus gros poisson du monde ! » s’exclame le plongeur tout en ajoutant que « Calme et sérénité sont les sensations dominantes après une telle plongée ». Et que finalement malgré les idées reçues « ce n’est pas une expérience terrifiante, le requin baleine fait preuve de beaucoup de grâce ».
Une initiative pour la préservation des requins baleines
La côte de Ningaloo, héritage mondial, a donné naissance à un projet scientifique pour l’observation et la conservation des requins baleines. Créé en 1999 par le biologiste marin Brad Norman, le programme « Ecocean » tente d'utiliser la photographie comme moyen de préservation. Il encourage les centaines de visiteurs venant à Ningaloo et autres sites de plongée chaque année à photographier les requins baleines. Les photos sont ensuite répertoriées dans une base centrale afin de constituer une archive conséquente sur ces poissons pour le moins impressionnant.
Plus de 47 000 photographies ont ainsi été prises dans un esprit de collaboration globale par des « scientifiques citoyens », comme les appelle Brad. Grâce a cet ingénieux système, les archives d’Ecocean possèdent maintenant des données sur les requins baleines provenant de 54 pays différents.
Les photos sont mises à disposition du public sur le site whaleshark.org que je vous invite à aller visiter. Et n'oubliez pas d'y déposer vos propres photos si vous avez un jour la chance de pouvoir nager avec un requin baleine !
Les recherches de Norman depuis 1994 ont permis d'établir que les rayures et pois des requins baleines sont propres à chaque animal et peuvent donc être utilisés pour les identifier, au même titre que des empreintes digitales. Les analyses de la NASA sur les photographies ont permis de différencier au moins 180 espèces différentes sur les côtes de Ningaloo. Pour l’instant nous disposons de peu d'informations sur les habitudes alimentaires et migratoires de ces créatures qui ont été connu du monde scientifique pour la première fois en 1828 seulement.
Pour Brad Norman, ce projet participatif est une réussite, pour reprendre ses propres mots : « C'est une chance de montrer que l’éco-tourisme des requins baleines peut contribuer à leur conservation. Si vous pouvez susciter l’intérêt des gens pour les requins baleines alors vous pouvez les sensibiliser à la protection de l’environnement dans lequel ils évoluent ».
Plonger à la rencontre des requins baleines c'est donc lier l'utile à l'agréable. Pour ceux qui seraient encore indécis, Norman résume parfaitement cette expérience : « Nager avec le plus gros poisson de l’Océan est un moment unique ».
Marielle Périssé
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