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Le Vendée Globe 2008/2009
Route terre

Dernier week-end en mer pour Rich Wilson (Great American III), dernière semaine pour Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) qui, malgré la douleur engendrée par une côte cassée est parvenu à réparer et installer sa bôme. Dernier piège météo également pour Norbert Sedlacek avec le contournement de l’anticyclone des Açores. Ce vendredi, les trois derniers concurrents du Vendée Globe progressent tous dans des conditions favorables et affichent tous des vitesses de l’ordre de 10 noeuds…
Mais côté terre, c’est Jean-Pierre Dick qui fait l’événement aujourd’hui, avec le retour de son Paprec-Virbac II à sa base de Lorient et l’annonce officielle de sa participation au Vendée Globe 2012 à la barre d’un tout nouveau monocoque.
Classement du vendredi 6 mars à 16h00
  1. Michel Desjoyeaux (Foncia) arrivé aux Sables d'Olonne après 84j 3h 9m
  2. Armel Le Cléac'h (Brit Air) arrivé aux Sables d’Olonne après 89j 9h 39m 35s de course (après déduction de ses 11 heures de bonification)
  3. Marc Guillemot (Safran) arrivé aux Sables d’Olonne après 95j 3h 19m 36s de course
  4. Samantha Davies (Roxy) arrivée après 95j 4h 39m 1s de course
  5. Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) arrivé après 98j 20h 29m 55s de course
  6. Dee Caffari (Aviva) arrivée après 99j 1h 10m 57s de course
  7. Arnaud Boissières (Akena Vérandas) arrivé après 105j 2h 33m 50s de course
  8. Steve White (Toe in the water) arrivé après 109 jours 0h 36m 55s de course
  9. Rich Wilson (Great American III) à 821,6 milles de l’arrivée
  10. Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 1 450 milles de l’arrivée
  11. Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 1 814,3 milles de l’arrivée
Deux fois la route, trois fois la peine ! Great American III navigue-t-il au près, et multiplie-t-il les bords à tirer vers la ligne d’arrivée distante de 865 milles ? Non, bien au contraire : le doyen de la course progresse plein vent arrière, ce qui l’oblige néanmoins à empanner et à rallonger son chemin. Il en convient volontiers : "Ces empannages rajoutent 50% de milles en plus à ma route. Hier, je progressais sous solent et deux ris, atteignant une vitesse moyenne de 11 noeuds. Mais durant la nuit, j'ai dû réduire la voilure afin d'être prudent. J'ai dormi un peu à la table à cartes et je fais attention de bien manger et de boire." Vaille que vaille et cap à l’Est, le doyen de la course poursuit sa course. Prochain sur la liste des retours au port, le skipper de Great American III est attendu entre dimanche midi et lundi en fin d’après-midi pour faire une entrée en fanfare, à la hauteur de ce challenge d’envergure qu’il s’apprête à relever, dans le chenal des Sables d’Olonne.
Sous la barre des 2 000 milles
De son côté Norbert Sedlacek, qui ferme la marche à 1 858 milles de la ligne, doit désormais négocier le dernier piège météo lui barrant la route vers la terre vendéenne : l’incontournable anticyclone des Açores. Au 117è jour de course, gageons que le skipper autrichien se réjouit néanmoins d’entendre le chant… des Canaries ! A la latitude de l’archipel espagnol, le plus dur est dans le tableau arrière de Nauticsport-Kapsch dont tous les indicateurs sont aujourd’hui au vert. Avec une vitesse de rapprochement au but (VMG) de 10 noeuds, et alors qu’il a pu réduire l’écart avec Raphaël Dinelli freiné par la réparation de sa bôme, il peut penser et rêver à l’arrivée. Celle-ci se profile à l’horizon de la semaine prochaine : à partir du jeudi 12 mars, 12h TU.
Réparation, stratification, installation…
Notons d’ailleurs que seuls 360 milles séparent ce vendredi Nauticsport-Kapsch de Fondation Ocean Vital. Aux prises avec sa bôme cassée et surtout une côte brisée, Raphaël Dinelli n’en est pas moins parvenu à surmonter cette nouvelle épreuve. Le skipper vendéen n’a en effet pas ménagé sa peine pour organiser un chantier de fortune à bord de son monocoque : « J’ai tellement donné ces trois derniers jours pour réparer la bôme et la remettre en place que les calmants ne font plus trop d’effet. La réparation et la stratification se sont bien passées, mais je vais rester vigilant et ne pas trop tirer sur la bôme. J’en ai vraiment bavé hier pour la réinstaller seul avec les mouvements de la mer et ma côte cassée… Mais, je navigue à nouveau sous deux ris trinquette et j’ai réussi à passer l’anticyclone des Açores sur une route assez sud sans tomber dans la bulle. Je dois à présent récupérer pour cette fin de course qui s’annonce soutenue : il y a de plus en plus de trafic et il ne faut pas lâcher prise… »
Dinelli : entre mardi et jeudi
Fondation Ocean Vital progresse dans des vents portants de 25 noeuds. Après trois jours intenses, qui l’ont obligé à mettre la course entre parenthèses, Raphaël Dinelli s’efforce de récupérer et de reprendre des forces pour les derniers 1 500 milles à parcourir. La voix fatiguée, mais soulagé d’être venue à bout de cette réparation délicate et périlleuse, le skipper vendéen sait que la ligne de la délivrance se rapproche de son étrave. Si la course s’annonce serrée face à Sedlacek, il est néanmoins attendu à partir de mardi au port des Sables d’Olonne, qui accueillera comme il se doit ce local du départ et de l’arrivée du Vendée Globe.
Retour maison
Un autre bateau a fait son retour à la maison. Hier, sur les routes entre le Havre et Lorient, on aurait pu croire croiser dans un convoi très spécial la dernière oeuvre de l’artiste Christo, réputé internationalement pour empaqueter les ponts et les monuments. Il n’en était rien : c’était bien Paprec-Virbac II qui se cachait sur une remorque dans un bel emballage blanc. Le monocoque de Jean-Pierre Dick, de retour au Havre par cargo depuis la Nouvelle-Zélande, a rejoint sa base lorientaise avant de partir pour l’Espagne où il a été vendu. Le skipper niçois, qui malgré son abandon restera un grand animateur de cette édition, perd en effet toujours aussi peu de temps. C’est décidé : il met le cap sur les quatre ans à venir et vient d’annoncer sa participation au Vendée Globe 2012 à la barre d’un nouveau bateau…
Bibliographie
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